Une société plongée dans l’occultisme…

(Es.44.16-20) « Il brûle la moitié de son bois afin de pouvoir manger de la viande, préparer un rôti et se rassasier. Il l’utilise aussi pour se chauffer et dit : Ah ! Je me chauffe, je vois la flamme ! Et avec le reste il se fait un dieu, une sculpture sacrée ! Il se prosterne devant lui et l’adore, il lui adresse des prières en s’écriant : Sauve-moi, car c’est toi qui es mon dieu ! Ils n’ont ni discernement ni intelligence, car on leur a fermé les yeux pour qu’ils ne voient pas et le cœur pour qu’ils ne fassent pas preuve de bon sens. Il ne se met pas à réfléchir, il n’a ni le discernement ni l’intelligence de se dire : J’ai brûlé une moitié du bois, j’ai cuit du pain sur ses braises, j’y ai rôti de la viande pour la manger, et avec le reste je ferais une horreur ! Je me prosternerais devant un morceau de bois ! Il se nourrit de cendres, son cœur s’est laissé tromper et l’égare. Il est incapable de se délivrer lui-même et de dire : N’est-ce pas une fausseté que j’ai dans la main ? » 

Nous pouvons peut être sourire de voir la stupidité d’une idolâtrie grossière quant à la forme qu’elle prenait à cette époque. Mais sourire ne doit pas pour autant nous aveugler au point de ne pas voir qu’aujourd’hui encore l’idolâtrie se manifeste par des « faussetés que l’on peut avoir entre ses mains » ! Le trèfle à quatre feuilles, le fer à cheval, les médaillons autour du cou ou dans les maisons, les statues de Marie ou des saints, et j’en passe, sont tout autant des choses sur lesquelles on met une puissance. Et je ne vous parle pas de ces expressions verbales, devenues même dictons populaires, comme : je touche du bois, jamais deux sans trois, vendredi 13, ne pas passer sous une échelle, briser un miroir sept ans de malheurs, etc. Derrière le terme d’idolâtrie, se cache aujourd’hui d’autres termes comme occultisme et superstition. Tous représentent les mêmes valeurs et sont soumis à la même puissance, laquelle reste cachée pour mieux contrôler ses sujets.

Il y a quelques années, dans son livre intitulé « Médiums, astrologues, guérisseurs… ce qu’ils ne vous disent pas », l’évangéliste Emmanuel avait donné la statistique suivante : 10 à 12 millions de français consultent chaque année un voyant, un médium, un guérisseur ou un professionnel du paranormal. 1 jeune sur 2 croit à l’astrologie. Plus de la moitié des français lisent ponctuellement leur horoscope.Le degré de croyance au paranormal est proportionnel au niveau d’études effectuées. Plus le niveau d’études est élevé, plus la croyance au paranormal est fréquente. Chaque année plus de 3,2 milliards d’euros minimum sont dépensés chez les astrologues. 

Nous vivons dans un monde de plus en plus incertain. Un monde fragile, changeant et précaire. Nous maîtrisons de moins en moins notre environnement, et encore moins notre propre existence. Tout va vite, trop vite. Et dans un monde en perpétuel mouvement, l’être humain a besoin d’être rassuré, conforté, encouragé, soutenu et sécurisé. D’où l’engouement vers l’ésotérisme ou l’occultisme. L’occultisme est fondé sur la croyance en l’existence de puissances surnaturelles, invisibles, mystérieuses, avec lesquelles il essaie d’entrer en contact. Le terme « occultisme » vient du latin occultes qui signifie « caché, secret ». L’occultisme est une croyance à l’existence de puissances invisibles. Selon ses adeptes, nous sommes entourés d’une façon non visible par des esprits (esprits des morts ou autres créatures), environnés ou traversés de forces ou d’énergies. Il faut tirer profit de ce monde, moyennant des pratiques particulières, voire des sacrifices (pécuniaires souvent). Des témoignages et des expériences personnelles montrent que les effets sont bien réels. Mais personne ne pose ouvertement la question de l’origine de la puissance qui les anime. Car la vraie question est là, mais on la fuit, comme si la réponse allait gêner et empêcher de faire librement ce que l’on a envie de faire. 

Dans le domaine de l’alimentation, il y a depuis quelques années une sorte de psychose quant à la provenance des produits que l’on s’apprête à consommer. C’est la chasse aux étiquettes, au bio plus bio que bio. C’est bien car la santé du corps est importante. De même ne faudrait-il pas systématiquement examiner toutes pratiques ésotériques avec cette même approche. Malheureusement ce n’est pas le cas lorsqu’il s’agit de choses spirituelles, lesquelles, encore faut-il le rappeler, ont une influence sur la santé psychique et spirituelle. On range dans cette catégorie : la magie noire ou blanche, la sorcellerie, le chamanisme, l’astrologie – l’horoscope, la voyance – cartomancie, tarologie, numérologie, chiromancie, géomancie, divination, l’écriture automatique, la radiesthésie, la télépathie, le spiritisme, le magnétisme, les lignes de la main, certaines médecines parallèles, les rebouteux, etc. A propos de ces derniers que l’on appelle les « guérisseurs », il y en a beaucoup et partout. Quand on en a besoin, on trouve toujours quelqu’un dans notre entourage pour nous renseigner : « va donc voir M. Untel ou Mme Unetelle, il (elle) t’arrangera ça ».« Mais oui, en fait, pourquoi tu restes là à souffrir alors qu’un tel peut te faire du bien et te guérir ! » Ces personnes font disparaître la douleur – des brûlures, du zona, les verrues, arrêtent les hémorragies … c’est un fait, mais toutes ces pratiques, toutes ces guérisons sont de l’occultisme, et je le dis sans ambages et sans y mettre les formes ! Il faut appeler un chat un chat. Ce n’est pas parce que cela marche que c’est forcément de Dieu. Ce n’est pas parce que cela fait du bien au prochain que c’est forcément de Dieu.Toucher à cela n’est jamais anodin et ne reste pas sans effet sur le plan spirituel. Et ce n’est pas parce qu’une grande majorité pratique ces choses qu’elle a forcément raison ! 

C’est pourquoi est-il besoin ici d’affirmer qu’un enfant de Dieu ne peut pas se laisser aller à de telles pratiques. Et si cela a été le cas, qu’il s’en repente sans tarder pour retrouver une saine et profonde communion avec son Dieu. Sans quoi il se prédispose à un éloignement spirituel et un appauvrissement de sa foi.  Face à la puissance de l »Evangile qui libère, de nombreuses personnes, confrontées à l’occultisme, crurent à la prédication de l’apôtre Paul et venaient, confessant et déclarant ce qu’ils avaient fait. Plusieurs aussi de ceux qui s’étaient adonnés à des pratiques curieuses, apportèrent leurs Livres, et les brûlèrent devant tous » (Act.19.18-19).

2 réflexions au sujet de « Une société plongée dans l’occultisme… »

  • 3 avril 2026 à 16 h 35 min
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    Je pense que l’occultisme aujourd’hui devient de plus en plus subtile. Les soignants eux mêmes peuvent être séduits et s’y adonner bien naïvement ! En ayant le gout de l’empathie et du soin à la personne, ma fille s’est laissée séduire par les sciences liées aux énergies. Je constate après quelques courtes années de pratiques, que ce chemin l’amène à perdre sa joie de vivre et être mal à l’aise avec la lumière de JC.
    Par ailleurs L’ordre des sages femmes vient d’éveiller les praticiennes à être vigilantes, car dans la profession, ces pratiques qui soulagent tant de mots, s’installent dans les soins aux mamans et à leur bébé.
    Attention danger. Nous devons rester vigilant

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  • 3 avril 2026 à 18 h 01 min
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    Merci Frédéric pour cet excellent article qui met « les pendules à l’heure ». Nous avons mission de dénoncer de telles pratiques et d’en parler avec leurs adeptes en mettant l’accent sur les dangers qui les accompagnent . Je connais un couple qui « consultait souvent », maintenant il et elle pratiquent et sont gravement malades. En l’absence de « clients », elle souffre.

    Comme l’a écrit Guillemin, ci-dessus. Attention, préservons nos proches.
    Affections

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